Un compteur est un totalisateur posé sur un équipement, qui mesure combien il a travaillé : heures moteur sur un chariot élévateur, kilomètres sur un camion, cycles sur une presse, tours de broche sur une machine. Les compteurs sont la façon dont Beelocity traduit l’usage en déclencheur de maintenance — un chariot à réviser toutes les 250 heures ne peut savoir qu’il est dû que lorsque le compteur horaire a cumulé 250 heures depuis la dernière intervention.
Comment les relevés entrent dans le système
Vous pouvez enregistrer un relevé depuis plusieurs endroits :
- Scan mobile — l’opérateur scanne le QR collé sur l’équipement et tape la valeur du compteur.
- Saisie manuelle — depuis la page Relevés de compteur, cliquez sur Enregistrer le relevé, choisissez l’équipement (l’unité est reprise du compteur configuré sur l’équipement), tapez la valeur, signalez au besoin un tour de compteur ou une remise à zéro, et enregistrez. Le formulaire envoie vers
/meter-readings/record, qui déroule la logique du cumul et de la croissance, puis lance le contrôle des déclencheurs de plan dans la foulée. - Import en masse — dépôt d’un fichier
CSVen fin de mois, très courant quand un automate programmable exporte ses comptages dans un tableur. - Interface automatique — envoi direct depuis une intégration d’automate ou une passerelle d’objets connectés.
- Ordre de travail — un relevé saisi pendant qu’un ordre de travail est ouvert porte l’origine Ordre de travail. Ce n’est qu’une étiquette sur un relevé que vous enregistrez vous-même ; clôturer un ordre de travail ne capte pas automatiquement une valeur de compteur à votre place.
Chaque relevé capte la valeur, l’unité, qui l’a enregistré, quand, et son origine.
Le premier relevé cumulé que vous enregistrez pour un équipement fixe automatiquement l’unité de compteur de cet équipement (s’il n’en avait pas encore). Ensuite, tout relevé cumulé de cet équipement doit utiliser la même unité — un relevé dans une autre unité est refusé, pour que l’historique du compteur ne mélange jamais, disons, des kilomètres et des miles.
Relevés cumulés et relevés d’état
Il y a deux natures de relevé :
- Cumulé — les compteurs qui ne font que croître. La fiche de l’équipement porte une valeur cumulée recopiée, que l’ordonnanceur des plans lit. Les tours de compteur et les remises à zéro (le capteur est remplacé) sont absorbés dans le journal, pour que le cumul reste croissant et que les heures de vie ne perdent pas d’historique quand un capteur est échangé.
- État — les mesures de capteur, qui bougent dans les deux sens : vibration efficace, acidité de l’huile, température de roulement. Elles ne mettent pas le cumul à jour ; elles alimentent les déclencheurs de plan conditionnels (remplacer le roulement quand la vibration dépasse 8 mm/s de façon soutenue sur cinq relevés).
Tours de compteur et remises à zéro
Quand un compteur kilométrique à 6 chiffres passe de 999 999 à 000 000, l’opérateur signale le relevé comme un tour de compteur et le système calcule l’écart du tour contre le counter_max_value de l’équipement. Quand un capteur est remplacé, l’opérateur signale le relevé comme une remise à zéro et fournit la valeur de départ du nouveau capteur (souvent zéro). Les relevés suivants se comptent sur la nouvelle base, et les heures de vie de l’équipement ne perdent pas d’historique.
Le système ne détecte jamais un tour de compteur tout seul à partir d’une valeur brute en baisse — trop de faux positifs dus aux fautes de frappe. Un relevé en baisse sans is_rollover = true est refusé, et l’opérateur est invité à trancher (tour de compteur, remise à zéro, ou faute de frappe).
Corrections
Une faute de frappe ? Déposez une correction : un nouveau relevé qui désigne celui qu’il remplace. L’original reste au journal pour l’audit ; le cumul est recalculé vers l’avant à partir du point de correction. Les ordres de travail ouverts concernés reçoivent un signalement « suite d’une correction de compteur », pour que le planificateur décide s’il faut les rouvrir, et la correction repasse les plans de l’équipement calculés sur le compteur avec la valeur corrigée, pour que toute maintenance désormais due soit réévaluée.
L’accroche sur les déclencheurs de plan
Après chaque relevé accepté, le système contrôle dans la foulée les plans actifs de l’équipement fondés sur le compteur. Si le nouveau cumul a franchi le seuil de la prochaine échéance d’un plan, un ordre de travail est créé en quelques millisecondes — sans attendre le passage horaire suivant.
Les imports en masse repoussent le contrôle à un traitement de fond par équipement, pour éviter la charge d’un déclenchement des centaines de fois en une seule injection.
La liste des relevés est un journal qui ne s’écrit qu’en ajout : c’est donc en resserrant qu’on s’y retrouve. Le bouton de filtre à côté de la zone de recherche prend Équipement, Nature du relevé, Origine, Tour de compteur, Remise à zéro, Correction, une fenêtre de dates Relevé le ou une plage de valeurs (Utiliser les listes).
Le relevé de parc en fin de journée
Deux façons de faire en masse sont prévues :
- Relevé de parc en fin de journée — un responsable de chariots tape le compteur horaire de chaque engin en fin de poste. La grille montre une ligne par engin ; un seul bouton envoie le lot. Chaque lot reçoit un
import_batch_id, ce qui permet de retrouver les relevés ensemble. - Import
CSVmensuel — vous déposez un export d’automate ; le système contrôle la croissance ligne par ligne, montre les rejets, et insère les lignes acceptées. Un relevé est traité comme un doublon dès qu’il en existe déjà un pour le même équipement, la même unité, le même horodatage et la même origine — redéposer le même fichier (ou retaper un relevé déjà saisi) ne fait donc rien, plutôt que de créer une double saisie.